Jusqu’à maintenant, les utilisateurs gratuits de ChatGPT tombaient sur un mur après un certain nombre de messages. Combien exactement ? OpenAI ne l’a jamais dit avec précision, ce qui ajoutait de la frustration à la frustration. Vous posiez une question, le chatbot répondait, vous relanciez et soudain un message vous expliquait que vous aviez atteint votre quota, affirme Siècle Digital

À partir de la semaine prochaine, cette barrière disparaît pour les échanges avec du texte. Par contre, dès que vous ajoutez une image, un fichier ou que vous utilisez le mode vocal, les limites reviennent.
GPT-5.6 Luna remplace GPT-5.5 Instant
Le changement de modèle accompagne la suppression des limites. Les comptes gratuits et les abonnés Go passent sur GPT-5.6 Luna, le plus petit modèle de la nouvelle gamme GPT-5.6. C’est aussi l’occasion pour OpenAI d’annoncer 62 % d’erreurs factuelles en moins par rapport à GPT-5.5 Instant, le modèle qui servait de référence depuis mai.
Un nouveau bouton Think apparaît aussi. En cliquant, Luna prend plus de temps pour réfléchir avant de répondre. Comme les échanges classiques avec Luna, le mode Think fonctionne sans limite pour les conversations uniquement textuelles. Dès qu’on le combine avec d’autres fonctionnalités, le compteur se remet en marche.
Les abonnés payants récupèrent un curseur de réflexion
Les utilisateurs Plus et Pro ne sont pas oubliés pour autant. OpenAI met à jour GPT-5.6 Sol, son modèle phare, pour les conversations du quotidien. Sol va droit au but sans noyer l’utilisateur dans des paragraphes inutiles. Le modèle ajuste aussi la longueur de sa réponse au type de question et arrête surtout de mettre des listes à puces partout.
Et quand la réponse assez polie consiste à dire « vous avez raison », alors que l’utilisateur se trompe, Sol corrige. Un curseur fait aussi son apparition. Ce dernier permet de choisir combien de réflexion ChatGPT doit consacrer à une réponse.
La concurrence a forcé la main
Google, Anthropic ainsi que les modèles chinois proposaient déjà des expériences moins restrictives pour leurs utilisateurs gratuits.
- Claude permet déjà aux utilisateurs gratuits d’accéder à ses modèles avancés, même si des limites d’utilisation subsistent.
- Les modèles chinois comme Kimi K3 facturent des tarifs d’accès tellement bas qu’ils rendent la gratuité d’OpenAI dérisoire en comparaison.
Toutefois, chacune des requêtes coûte de l’argent à OpenAI. The Information rapportait récemment que l’entreprise était sur le point de réduire drastiquement le coût des réponses générées par ses modèles. Si Luna coûte assez peu cher à faire tourner pour supprimer les limites sans creuser davantage les pertes, alors le pari tient.
La Rédaction

