Les utilisateurs peuvent désormais savoir si les contenus des publications ont été produits par la machine Grâce à un boutons Seems lile AI que LINKEDLN a ajouté.

Les modèles de langage ont des tics, parce qu’ils les ont appris directement sur la plateforme. Hari Srinivasan, le directeur produit de LinkedIn, vient de décider que ça suffisait. En cliquant sur les trois points en haut de n’importe quel post, un nouveau choix apparaît, Seems like AI slop
Par contre, ce n’est pas encore traduit en français. Le mot slop n’est enregistré dans aucun dictionnaire officiel. Il désigne le contenu de mauvaise qualité craché par les modèles de langage à la chaîne.
Les utilisateurs deviennent les modérateurs
LinkedIn ne s’appuie pas uniquement sur la détection automatique pour repérer le contenu artificiel. Le bouton permet aux abonnés d’être des bénévoles de la modération. Par contre, aucune preuve n’est demandée. Il existe donc un sérieux problème avec ce process.
Un texte soigné écrit par un humain méticuleux coche exactement les mêmes cases qu’un contenu généré par une machine. La frontière entre humain et produit par IA est si complexe que LinkedIn externalise le jugement vers des personnes qui ne disposent d’aucun outil fiable pour prendre une décision.
L’entreprise qui alimente le problème veut aussi le résoudre
Le réseau avait déjà pris des mesures en mai. Les publications jugées génériques par un système de détection maison, crédité de 94 % de fiabilité, étaient rétrogradées dans les recommandations sans être supprimées. En deux mois, LinkedIn affirme avoir bloqué massivement les commentaires automatisés et stoppé des milliers de tentatives de publication en série.
L’outil de réécriture par IA qui se trouve dans la zone de rédaction a été retiré et remplacé par un correcteur qui ne modifie pas le ton de l’auteur. Toutefois, LinkedIn continue de vendre un assistant de rédaction IA à ses abonnés payants. De plus, Microsoft, sa maison mère, est l’un des principaux financeurs d’OpenAI.
Bruxelles impose le marquage depuis hier
Depuis le 2 août, les obligations de l’article 50 de l’AI Act européen sont applicables. Les fournisseurs de systèmes génératifs doivent intégrer un marquage lisible par machine dans les contenus produits. Les éditeurs qui publient des textes d’intérêt général rédigés par une IA doivent les étiqueter.
Les sanctions montent jusqu’à 15 millions d’euros ou 3 % du chiffre d’affaires. Toutefois, le texte vise les concepteurs d’IA ainsi que les auteurs qui publient des contenus générés et non les plateformes d’hébergement. LinkedIn ne sera donc pas obligé d’étiqueter les publications.
La rédaction de MédiaTech Guinée.com

