Selon le site Siège Digital, Anthropic a annoncé que les textes générés par Claude porteraient désormais une marque invisible. Cette dernière serait en réalité liée au choix des mots. Quelques jours plus tard, l’entreprise a publié quelques détails techniques.

GitHub et le web se sont alors remplis d’outils qui promettent de supprimer cette marque. La bataille du filigrane IA a commencé avant même qu’Anthropic ne publie son propre détecteur. Ce dernier devrait être proposé via l’API.
Comment fonctionne le marquage ?
Le concept repose sur le SynthID Text. Il s’agit d’une technologie développée par Google DeepMind en 2024.
- Quand Claude génère un texte, il choisit un mot parmi plusieurs options.
- Le filigrane modifie alors ces choix à l’aide d’une clé cryptographique que détient Anthropic.
- Le texte reste naturel, mais lorsque vous analysez la séquence de mots avec la bonne clé, vous détectez le filigrane.
Contrairement à ce que certains ont pu dire, il ne se cache pas dans des caractères invisibles. Il est présent dans les mots. Cette mesure fait référence à l’article 50 de l’AI Act, qui s’applique depuis le 2 août 2026 et prévoit des sanctions jusqu’à 15 millions d’euros, voire 3 % du CA mondial. Anthropic n’avait donc pas le choix.
Le projet qui a gagné le plus de visibilité se nomme watermarks-remover. Le fondateur de Memo, Guillaume Meyer, en est le créateur. Il cible les filigranes de Claude, de Gemini et d’autres modèles. Sa méthode est basée sur trois concepts.
- La suppression des caractères Unicode qui sont cachés dans le texte.
- Le retrait des métadonnées C2PA des fichiers.
- Une réécriture du contenu par un autre modèle afin de réduire la présence du filigrane.
Guillaume Meyer est toutefois honnête, il estime que le retrait des métadonnées fonctionne, mais la suppression du filigrane est beaucoup plus complexe. Finalement, pourquoi payer un abonnement premium pour que le texte soit rédigé par un autre modèle moins performant ?
D’autres projets ont bien sûr vu le jour. Il y a claude-watermark-cleaner ou noai-watermark, des sites comme claudewatermark.com ou gptcleanup.com ainsi que des services commerciaux comme StealthGPT qui vendent déjà une option de suppression. N’oublions pas qu’Anthropic n’a pas encore publié son détecteur, ce qui rend toute vérification indépendante impossible.
Des chercheurs indépendants ont testé la résistance du filigrane
Les simples retouches comme le fait de remplacer des tirets ou de modifier l’orthographe ne changent rien. En revanche, une méthode a porté ses fruits. Elle consiste à insérer des sélecteurs de variation Unicode, des caractères invisibles, dans 20 à 30 % du texte. Ils ne suppriment pas le filigrane lui-même, mais perturbent son analyse au point de mettre le détecteur en échec.
Le détecteur échoue alors à repérer le filigrane.
La Rédaction

