
Face au cyberharcèlement amplifié par l’IA et les réseaux sociaux, Fanta CONDE lance l’AFJCN. L’association a formé 17 femmes à l’IA responsable le 19 juin 2026 avec l’Ambassade de France, et prépare la première journée Numérique de la Femme Africaine. Son message : le numérique appartient aussi aux femmes
L’espace numérique n’est pas sans risque pour les femmes journalistes et créatrices de contenu guinéennes. C’est le constat de Fanta CONDE, Présidente de l’Association des Femmes Journalistes et des Créatrices de Contenus Numériques ( AFJCN).

Entre intelligence artificielle et médias sociaux, les violences en ligne explosent : cyberharcèlement , atteintes à la dignité, publications malveillantes. « Le moment était opportun de mettre une structure en place qui pouvait vraiment s’engager dans la lutte contre ces maux », explique-t-elle.
L’AFJCN a lancé ses activités le 19 juin avec deux jours de formation sur l’utilisation responsable de l’IA . Dix-sept femmes journalistes, créatrices, étudiantes issues des radios, télés et presse en ligne y ont participé. L’Ambassade de France via l’institut Français a fourni salles et formateurs. G24 News assure le soutien médiatique.
L’Association , qui vit des cotisations de ses membres , enchaînera avec des formations sur la sécurité numérique, le journalisme mobile audio et la désinformation. Objectif phare : organiser en octobre prochain la 1ère édition de la journée Numérique de la Femme Africaine pour positionner la Guinée sur l’émancipation des femmes .
Pour Fanta CONDE , la solution passe d’abord par la sensibilisation : « Les gens s’attellent au harcèlement sans pour autant savoir c’est quoi le harcèlement . » Elle plaide pour une prise de conscience collective, des campagnes , et la mise en place de numéros verts pour les victimes.
Son message aux femmes : « Le numérique est un espace de libre expression, d’opportunités et aussi de défis. Les femmes doivent utiliser le numérique avec audace, avec professionnalisme, avec solidarité. Ce n’est pas parce que tu te sens humiliée que tu dois quitter le numérique. », invite-t-elle.
Aly Pires CAMARA pour Médiatech de Guinée
