Les mineurs aux USA ne pourront pas utiliser comme ils le souhaitent les réseaux sociaux de Meta. Un procès a vu le jour concernant les risques d’addiction pour les plus jeunes. Le groupe de Mark Zuckerberg a décidé d’accepter l’accord afin de mettre fin aux poursuites, rapporte le Siècle Digital
Le montant de l’accord pourrait atteindre 18 milliards de dollars. Les versements sont prévus pendant plusieurs années. Meta devra donc limiter le temps que les adolescents peuvent passer sur Facebook et Instagram.

Deux heures maximum par jour
Meta n’était pas d’accord avec les accusations. En effet, plusieurs États aux USA ont reproché à Meta d’avoir conçu des systèmes pour retenir les mineurs. Cela permet aussi de collecter des données. Grâce à l’accord financier, le procès n’ira pas jusqu’à son terme. Les quatre États plaignants chiffraient leurs demandes à environ 200 milliards de dollars, tandis que Meta estimait son exposition potentielle à 1 400 milliards.
- Avec cet accord, une limite de deux heures quotidiennes cumulées sur Instagram et Facebook sera activée par défaut pour les adolescents. Seul un parent pourra autoriser sa désactivation.
- Les applications seront aussi bloquées entre minuit et 6 heures du matin, à l’exception des fonctions de messagerie.
- Cela ne concernera pas forcément les fonctions de messagerie.
- Les notifications bénéficieront aussi d’un cadre plus strict. Les parents pourront alors les paramétrer.
Meta retient l’attention des adolescents
Les adolescents seront aussi protégés par rapport à certaines fonctions. Par exemple, les compteurs de likes et de réactions seront masqués par défaut. Les filtres qui modifient l’apparence seront aussi désactivés. En ce qui concerne la lecture automatique, elle pourra être coupée. De plus, le contrôle de l’âge sera renforcé.
Selon le Siècle Digital,de leur côté, les parents pourront agir concernant la manière dont les contenus sont présentés. Par exemple, un fil non basé sur un algorithme pourra prendre la place des recommandations. Ces dernières sont importantes pour Meta puisqu’elles permettent de capter l’attention des internautes. Elles sont toutefois pointées du doigt, car elles seraient responsables d’une vraie addiction.
Des restrictions onéreuses pour Meta
Certes, il y a le côté financier, mais Meta devra aussi faire face à cette baisse du temps passé sur les applications. Elle pourrait avoir sur le long terme des conséquences non négligeables sur les revenus publicitaires.
Meta n’a pas l’intention de faire face seul à ces restrictions. Il veut que TikTok ou encore YouTube soient aussi concernés. Ces applications sont responsables de bien des désagréments. Par exemple, TikTok aurait tendance à jouer sur la faim des adolescents.
La rédaction

