• Home  
  • Violences numériques : les médias en première ligne pour dire stop
- Evènements - Formation - Technology

Violences numériques : les médias en première ligne pour dire stop

Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (25 novembre – 10 décembre), le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a initié une rencontre de sensibilisation avec les professionnels des médias à Conakry. Thème de cette année : « La violence […]

Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (25 novembre – 10 décembre), le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a initié une rencontre de sensibilisation avec les professionnels des médias à Conakry. Thème de cette année : « La violence numérique est une violence réelle. Pas d’excuse pour la violence en ligne. »

Moussa Ibn Conté, coordinateur national du REMAPSEN en Guinée, a ouvert la rencontre en appelant les médias à assumer pleinement leur rôle dans la lutte contre les VBG numériques :  

« ce que qu’on demande aux journalistes, ce qu’en traitant les sujets sensibles comme les VBG, c’est de c’est de placer sous l’angle humain pour éviter aussi d’utiliser un ton stigmatisant de façon à sensibiliser les pouvoirs publique mais aussi les leaders communautaires à être sensible aux différents enjeux liés aux VBG par la nouvelle technologie. C’est important que les journalistes aient des informations, des reportages, des émissions venant des professionnels en matière de lutte contre les violences basées sur le genre. »

Dr Djenaba Dao, représentante de l’ONU Femmes, a pour sa part insisté sur l’impact disproportionné de ces violences sur les femmes et les filles : « nous savons tous que la technologie est en plein expansion et l’utilisation est accessible jusqu’au coin les plus reculés de nos localités mais cette expansion va de paire avec l’augmentation de la violence basée sur genre à travers le numérique. Elle limite la liberté d’expression des femmes, leur participation à la vie publique, et affecte même leur santé mentale. Donc c’est un appelle à l’action pour lutter contre ces violence faites au femmes et aux filles et qui sont faciliter par le numérique. » 

Elle a appelé à l’accès des femmes victimes à la justice, renforcer le soutien aux femmes et filles, une formation ciblée des journalistes, mais aussi à un engagement des plateformes numérique.

Mohamed Francois Camara, représentant du service genre et équité du Ministère de l’Information, a salué l’initiative et réaffirmé l’engagement de l’État :  

« en Guinee Les chiffres  parlent d’eux même  88% des femmes en Guinée forestière, 64% en basse côte, 54% en moyenne Guinée et 51% en haute Guinée. C’est dans ce cadre que le service genre et équité du ministère sensible les travailleurs pour lutter contre ce fléau. N. »

Il a souligné l’importance de la collaboration entre institutions, société civile et organes de presse pour garantir un espace numérique plus sécurisé.

Cette rencontre s’inscrit dans un effort global visant à faire du numérique un levier d’émancipation, et non un outil de domination ou d’intimidation. Les médias, par leur portée et leur influence, sont appelés à jouer un rôle central dans cette transformation.

Par Ousmane Barry pour mediatechguinee.com

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

À propos

Média Tech Guinée est une plateforme d’information numérique dédiée à la technologie, à l’innovation et à la transformation digitale en Guinée et en Afrique.

Email : info@mediatechguinee.com

Contact: +224 622422659

Articles les plus populaires

Média Tech Guinée  @2025. All Rights Reserved.

By Nassouba Technologie